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mardi 25 octobre 2011

GEARS OF WAR, ASPHO FIELDS de KAREN TRAVISS (2008, éditions MILADY)


GEARS OF WAR, ASPHO FIELDS de KAREN TRAVISS (2008, éditions MILADY)

En terme d'univers étendu, les éditeurs ont toujours plus ou moins livré des œuvres à l'intérêt mitigé voire complètement inutiles exploitant simplement les licences et franchises à succès pour en tirer le maximum de bénéfices.

Sur ce terrain, les ouvrages liés à la saga STAR WARS, par exemple, ont largement fait école, offrant le meilleur comme le pire-souvent le pire d'ailleurs-tirant sur la corde à outrance, usant à n'en plus finir un filon juteux en mettant de côté la cohérence narrative et visuelle liée aux films d'origines en alignant les aberrations scénaristiques, faisant souvent intervenir des personnages absents des œuvres originales pas forcément appropriés à la saga du papa Lucas.

Du coup, c'est avec beaucoup de réserve qu'on s'attaque à GEARS OF WAR : ASPHO FIELDS, roman s'appuyant sur l'univers du célèbre jeu sur XBOX 360, à la notoriété bourrine reconnue chez les core gamers, TPS (Third person shooter) qui aligne les excès de violence avec splendeur, fureur et extase, mettant en scène des personnages souvent bodybuildés à outrance, au charisme animal brut, loin de tout ce qui peut donner une œuvre littéraire fine, quoi!

Et pourtant contre toute attente Karen Traviss l'a fait, a réussi ce pari  fou, aussi incroyable que cela puisse paraître!


L'histoire de ASPHO FIELDS prend place entre les deux premiers volets videoludiques de GEARS OF WAR, juste après que son héros Marcus Fenix ait atomisé via un train bourré d'explosifs nucléaires le nid des locustes, race vivant sous terre et qui a décidé par l'entremise de leur reine Myrrah de prendre possession de la surface de SERA, semant la mort, décimant la population humaine en faisant déferler ses hordes de créatures plus belliqueuses et monstrueuses les unes que les autres.

Il est donc quasi essentiel d'avoir joué au premier chapitre de GEARS pour pouvoir comprendre et lire ASPHO FIELD, tant les événements sont liés, indissociables de l'histoire du jeu, prolongeant cette dernière et l'étoffant considérablement, en développant non seulement l'univers, son fonctionnement et sa mécanique mais surtout et c'est de là que vient la surprise, ses personnages, pourtant à la base simples avatars de pixels censés juste être là pour justifier les innombrables batailles virtuelles que se livrent les gamers du monde entier.

Karen Traviss dès les premières pages s'attache à nous faire comprendre que l'ouvrage que l'on tient entre les mains est fait pour enrichir l'univers créé par le Cliff Blezinski, Game designer génial à qui l'on doit cette saga, à l'étoffer et surtout le crédibiliser, le rendre tellement vivant qu'on a l'impression de lire un recueil historique sur des événements qui ont réellement eu lieu!

Proprement fascinant de voir ce traitement appliqué à la base scénaristique d'un jeu, même si Bleszinski avait dès le début des ambitions de cette envergure qu'il n'a pas pu développer via les jeux à son grand désarroi, ici reprises et traitées avec tellement d'intelligence qu'on pourrait penser que le jeu est tiré du livre et non l'inverse!


L'auteure semble de toute évidence en terrain connu, et pour cause, elle a été de par le passé journaliste et correspondante de guerre, et donc bien placée pour appréhender cette saga martiale, la comprendre et lui donner du corps, sans oublier qu'elle est de plus un des trois auteurs autorisés à écrire sur l'univers étendu de STAR WARS, parfaitement rodée à l'exercice donc.

Mais malgré tous ces avantages qui lui donnent une longueur d'avance, Traviss fait surtout d'abord preuve de beaucoup d'amour pour GEARS OF WAR, et démontre par le sérieux de ses mots qu'elle considère comme un privilège de s'en occuper, dépassant toutes les attentes du fan, donnant une multitude de détails passionnants sur les protagonistes de l'aventure, sur leur façon de vivre au jour le jour dans un monde ravagé par une guerre sans fin, parcouru par des soldats au bout du rouleau, lucides sur leur devenir et qui se battent avec bravoure pour défendre des vestiges de leur civilisation perdue...

Une œuvre qui s'appuie fortement sur des conflits bien réels que l'on connaît, qui respecte énormément l'esprit militaire, l'explique même, à travers le quotidien au front de ses héros, de ses guerriers de prime abord solides comme des rocs mais qui intérieurement sont blessés et fragiles, avancent sans trop savoir pourquoi, accrochés à de vagues lueurs d'espoir mais qui s'ils s'arrêtaient devraient faire face à l'horreur de leurs vies brisées, à la réalité de l'absurdité de cette guerre.

Magnifiquement raconté, ASPHO FIELDS est de plus structuré de belle manière, passant d'une période à l'autre de la vie des intervenants, de l'enfance de Marcus et Dom aux fameuses Guerres Pendulaires pour revenir au présent, au conflit contre les Locustes, nous expliquant comment les deux célèbres COG sont devenus d'indéfectibles amis, de véritables frères, des soldats inséparables, nous montrant leurs premiers pas en tant que combattants, révélant ce faisant les caractères et donnant les raisons de ce qu'ils sont devenus aujourd'hui.


Passionnant, touchant, bouleversant de découvrir comment Dom a rencontré sa Maria, de voir son entrée dans les commandos pour subvenir aux besoins de sa famille (ce qui explique la présence du personnage jouable en multi de "Commando Dom" dans GEARS OF WAR 3), son apprentissage de la vie martiale et ses rapports avec son frère ainé Carlos et son ami Marcus, puis ses pensées pour ses enfants décédés et sa recherche de Maria disparue depuis plus de dix années, ses espoirs de la retrouver enfin...

Impossible de ne pas ressentir de la  tristesse pour tous ces destins détruits par la guerre, ni d'empathie pour ces hommes et ces femmes tant Traviss fait preuve de sensibilité, de justesse en les décrivant, s'attardant même sur les personnages secondaires du jeu, ici travaillés au même niveau que les cinq héros de la Delta Squad que l'on croyait bien connaître, propulsant le monde de Cliff Bleszinski vers les cimes de la perfection.

Mais attention, on parle bien de GEARS OF WAR dans ASPHO FIELDS, et l'auteure n'en oublie évidemment pas ce qui fait la particularité du jeu du studio EPIC GAMES : la brutalité de ses séquences de combats féroces, faisant couler la sueur et le sang dans des séquences tétanisantes d'une violence inouïe héritée de son modèle graphique, appuyée par des textes aux descriptions méticuleuses jusque dans ses moindres détails parfois purement technique, comme pour l'utilisation du célèbre fusil d'assaut Lanzor et sa tronçonneuse par exemple, retranscrivant parfaitement les sensations inhérentes au gameplay, synthétisant avec génie la hargne et le foutoir des affrontements en mode multijoueur, les transposant dans son récit avec véracité pour nous propulser au cœur de l'action.


Tout simplement ultra jouissif, surtout que Karen Traviss intègre également parfaitement et avec beaucoup de style et d'humour, sans vulgarité, le franc-parler de nos chers COG, le langage coloré et fleuri représentatif des soldats de la Delta Squad.

Difficile de faire mieux, car franchement de mémoire je n'avais jamais pris autant de plaisir en lisant un ouvrage lié à une saga que j'aime... Non mieux, le livre de Karen Traviss en devient la Bible, la références ultime, à tel point d'ailleurs que le troisième volet sur XBOX 360 intègre un nombre incalculable de ses idées et créations, un juste retour des choses vu le travail qu'elle a abattu.!

L'auteure KAREN TRAVISS, lors de la soirée de lancement de GEARS OF WAR 3

Si vous êtes vraiment fan de GEARS OF WAR, impossible pour vous de passer à côté de cet ouvrage,  tant son contenu est exceptionnel et enrichira votre passion pour l'univers de Cliff Bleszinski, surtout que pour l'instant seuls les deux premiers ouvrages développant l'univers de GEARS ont été traduits en France, les suivants n'étant pas prévus visiblement car les ventes n'ont pas été concluantes... En achetant ces livres vous pousseriez l'éditeur à traduire les suivants.

Si vous ne connaissez pas encore le jeu, il est temps de vous y mettre, car ASPHO FIELDS est tout simplement de plus un des meilleurs livres SF de ces dernières années!
Alors comme dit Marcus Fenix avant de faire rugir sa tronço : "LET'S DO THIS!"

NOTE GLOBALE : 19/20

DÉDICACE À ABSOLUTE " Triple kill à la Gre" BATMAN

Luke Iron Mars

mercredi 19 octobre 2011

FORBIDDEN SIREN de YUKIHIKO TSUTSUMI (2006)


FORBIDDEN SIREN de YUKIHIKO TSUTSUMI (2006)

3 août 1976, île de Yamajima au sud du Japon, un groupe de secours est déployé d'urgence en pleine tempêtes pour secourir les habitants isolés.
Sur place il ne trouveront personne, tous les villageois semblent avoir disparu mystérieusement sans laisser de trace mais ils finissent finalement par retrouver un rescapé, retranché chez lui et au comportement inquiétant, vociférant des phrases inintelligibles concernant une sirène de mauvais augure qui se met alors subitement à retentir...

26 ans après ces événements, Yuki Amamoto vient emménager sur cette île avec son père et son petit frère, un enfant vraisemblablement très malade et fragile qu'elle protège énormément depuis le décès de leur mère, en espérant y trouver du calme et du repos pour améliorer l'état du jeune garçon.

La population insulaire s'avère plutôt peu accueillante à l'exception du docteur de l'île qui de plus prend en charge Yuki ainsi que son frère malade en tant que patient et peu de temps après s'être installé, on les prévient également d'une tradition particulière de l'île, à savoir que certaines nuits une sirène résonne et lorsque cela arrive il est fortement déconseillé de sortir pour d'obscures raisons liées à un culte local.

Yuki va être bientôt amener à chercher ce qui se cache derrière cette étrange sirène et découvrir le terrible secret de cette île et de ses villageois...


FORBIDDEN SIREN est à l'origine un jeu vidéo horrifique, communément désigné comme "Survival horror",  conçu par SONY pour concurrencer et surfer sur une vague initiée par des jeux comme RESIDENT EVIL de CAPCOM et SILENT HILL de KONAMI.
Moins connu chez nous que ses concurrents directs, FORBIDEN SIREN jouit néanmoins d'une certaine réputation auprès des fans de ce genre particulier notamment en termes d'ambiance étouffante et d'atmosphère angoissante, privilégiant ces deux critères plutôt que l'action, favorisant le réalisme également avec des situations plus familières et contemporaines que les autres jeux de sa catégorie.

Pour autant, en tant que gamer, je n'ai jamais trouvé mon compte dans cette saga vidéoludique au concept néanmoins intéressant qui consiste à interpréter plusieurs survivants pas forcément liés afin de reconstituer les événements de manière chronologiques et d'en découvrir les origines et mettant en scènes des créatures proches des zombies, appelé les "Shibitos" .


Le film, s'il reprend bien certains éléments du jeu, retient surtout l'atmosphère et le rythme narratif lent représentatif de la saga, mais développe sa propre histoire, et n'est aucunement l'adaptation fidèle d'un épisode en particulier de la série de pixels, il n'est donc pas spécialement nécessaire d'y avoir joué pour le voir et comprendre FORBIDDEN SIREN qui fonctionne comme un épisode à part, mais qui comporte nombre de clins d'œil aux fans de la franchise, visuels et scénaristiques, éparpillés tout au long de cette version cinématographique indépendante.

D'un point de vue purement visuel, FORBIDDEN SIREN est plutôt soigné et bénéficie d'une jolie mise en scène efficace et appropriée, parfaitement en adéquation avec le jeu vidéo, faisant la part belle aux ambiances suffocantes, proches de la claustrophobie, instaurant un climat de malaise, mais seulement voila il faut l'avouer, les événements se déroulent de manière beaucoup trop lente et donne même parfois quasiment dans le contemplatif sans vraiment déboucher sur quoi que se soit de flippant, sans réel aboutissement à court terme de l'intrigue.

Même si l'atmosphère étouffante, marque de fabrique du jeu, est présente donc et est plutôt bien maintenue jusqu'au bout, elle finit par nous endormir du fait de cette lenteur accablante liée probablement à l'envie du réalisateur de coller à celle du matériau original mais, et c'est un comble, les 1h30 du métrage nous semblent du coup durer 3 bonnes heures...



En ce qui concerne l'histoire, on suit donc la belle Yuki qui va faire dans un premier temps la rencontre des résidents insulaires au comportement si austère et peu sociables, qui de plus participent à des cérémonies locales assez inquiétantes et suivent une tradition pour le moins étrange : celle de ne pas sortir lorsque la sirène de l'île retentit.
Suite à la disparition temporaire de son père, Yuki va alors être amenée à découvrir un carnet (que l'on retrouve d'ailleurs à l'identique dans les jeux) qui relate des faits datant de 1976 et qui semblent mettre en cause la fameuse sirène et une femme mystérieuse toute de rouge vêtue  liée aux évènements.

Elle va être aidée dans son enquête par le médecin local plus engageant que le reste des villageois, sorte de confident compréhensif qui détonne par sa gentillesse comparé au reste des habitant, mais un peu dubitatif et réservé face aux craintes émises par la jeune femme qui se méfie grandement de ses nouveaux voisins ruraux.

On attend alors patiemment que tout cela se mette en place et si l'enquête en elle-même est visuellement soignée, elle est longue, beaucoup trop longue, interminable même, et n'apporte que des questions sans jamais aucunes réponses, même partielles, nous plongeant dans l'attente un peu plus et finissant de nous lasser lors de la dernière partie qui de plus finit par tomber dans le déjà-vu, impliquant des enjeux dramatiques maintes fois exploités au cinéma et de bien meilleure façon qu'ici...


En ce qui concerne la dernière partie justement il est difficile d'en parler sans spoiler... Si on peut dire, car spoiler n'est pas un mot vraiment approprié dans le cas de FORBIDDEN SIREN étant donné son dénouement final qui laissera à coups sûrs nombre d'entre vous dubitatifs tant il est complètement incohérent! Le spectre de la fin incompréhensible des "RIVIÈRES POURPRES" de Kassovitz n'est pas loin!!!

Car c'est bien là où réside le véritable problème, si le film nous propose une belle ambiance en nous faisant partir à la recherche d'un mystère aussi intrigant qu'inquiétant, la mystérieuse sirène qui résonne donc et les villageois, son principe narratif lui tombe à l'eau platement lors de la séquence finale en forme de twist, procédé quand il est bien utilisé jouissif mais ici complètement à côté de la plaque!

En gros, pour ne pas vous révéler la fin, disons que FORBIDDEN SIREN se termine sur un retournement de situation censé renverser l'intégralité de l'histoire, de l'éclairer sous un aspect diffèrent de ce que l'on avait imaginé, seulement voilà, tout cela ne tient pas, ne fonctionne pas d'un point de vue logique et donc nous exaspère un peu plus d'avoir été obligé de suivre tout un tas d'indices qui finalement ne servent pour ainsi dire à rien!


Pour le coup, on ne sait pas trop quoi penser, on se demande où veut en venir le scénariste, quelle est la démarche du réalisateur? Faut-il comprendre qu'il faut avaler tout ça sans se poser de questions? Difficile à dire, mais quoi qu'il en soit, on reste hébété, un peu idiot face à cette fin pour le moins scénaristiquement suspecte et c'est bien dommage, car l'ambiance du jeu a elle était joliment retranscrite à l'écran et les premières minutes du film promettaient du très bon, de flirter avec SILENT HILL de Christophe Gans, de nous entraîner dans un univers inquiétant et angoissant, mais vous laisse en finalité un arrière-goût amer si intense de gâchis complet qu'on finit par crier forfait.

Rythme trop lent, concept scénaristique qui retombe comme un soufflet dans sa dernière partie, rares scènes d'actions peu convaincantes voir inutiles, une histoire dont tous les mystères ne seront pas résolus nous laissant dans la frustration complète : FORBIDDEN SIREN  accumule les erreurs malgré des idées fortes empruntées à son modèle de pixel et porté par un casting au demeurant agréable ( à part l'enfant un peu crispant mais cela doit être certainement voulu étant donné le personnage ), une mise en scène soignée bien éclairée mais trop contemplative et finit (au contraire de sa fin illogique) logiquement par rejoindre les autres adaptions foireuses de jeux vidéo.

Prions pour qu'un jour ce genre particulier connaisse de meilleurs jours amis gamers!

NOTE GLOBALE : 09/20

Luke Iron Mars

mercredi 14 septembre 2011

ONEECHANBARA THE MOVIE - VORTEX - aka CHANBARA BEAUTY VORTEX aka ZOMBIE KILLER VORTEX de SHOUJI ATSUSHI (2009)


ONEECHANBARA THE MOVIE - VORTEX -  aka CHANBARA BEAUTY VORTEX aka ZOMBIE KILLER VORTEX de SHOUJI ATSUSHI (2009)

Avant de commencer la review de ce ONEECHANBARA VORTEX, il est nécessaire que vous lisiez celle du premier opus que j'ai écrit en cliquant sur ce lien :

http://darkdeadlydreamer.blogspot.com/2011/09/oneechanbara-movie-aka-chanbara-beauty.html

Cela étant fait, rentrons dans le vif du sujet!


Dans un mode dévasté par les morts vivants, Aya et Saki, deux sœurs du clan Himichi qui possèdent un sang aux propriétés puissantes uniques vont faire la connaissance de Misery, une autre jeune femme partageant cette singulière particularité. Elle va leur apprendre qu'une organisation cherche à s'accaparer les pouvoirs de ce sang en capturant tous ceux qui le possèdent et dirigée par la mystérieuse Himiko.

Aya, Saki et Misery vont alors partir à la recherche d'Himiko, qui de plus semble contrôler une puissante armée de zombies. Mais les deux sœurs vont bientôt se rendre compte qu'elles ont été bernées et vont tomber dans un piège tendu par Himiko...


Autant le dire tout de suite, j'ai vécu un véritable calvaire lors de la projection de ce film et j'ose le dire il s'agit probablement d'une de mes dix expériences de cinéphile les plus atroces jamais vécue! 

Le précédent opus, ONEECHANBARA était sympathiquement distrayant et nous faisait passer un moment agréable malgré tous ses nombreux défauts, mais il devient carrément un chef d'œuvre comparé à la débâcle insupportable qu'est ONEECHANBARA VORTEX!

Pour commencer, sachez que VORTEX n'est pas la suite de ONEECHANBARA mais un reboot et ce moins d'un an après la sortie de ce dernier!


Une fois ce constat établi, on repart donc à zéro et au début on croit comprendre les raisons de ce reboot, le premier film trahissant le matériau d'origine sur plusieurs points, dont le fait que les deux sœurs Aya et Saki, héroïnes principales du jeu qui normalement combattent côte à côte, se retrouvaient à l'inverse dans le film ennemies jurées.
Les autres changements majeurs concernaient l'ajout d'un sidekick et quelques libertés concernant notamment les tenues et le background de Reiko.

Mais malgré tout le film fonctionnait plutôt bien grâce notamment à d'honnêtes interprétations et à des séquences d'action bien chorégraphiées malgré un petit budget, il avait le mérite d'être un bon divertissement et visuellement était assez fidèle au jeu.


Le reboot qu'est ONEECHANBARA VORTEX semble oublier tout cela ou plutôt applique complétement la recette inverse car non seulement les défauts du premier sont toujours présents et multipliés par mille mais surtout les qualités citées plus haut disparaissent complétement au profit de nouveaux problèmes. C'est la totale, quoi!

Commençons par les qualités : les tenues des héroïnes sont encore plus fidèles aux jeux, notamment celle de Reiko qui retrouve ses lunettes et de nouveaux personnages jusque-là absents sont réintégrés dont Misery qui s'avérera devenir la boss de l'armée des zombies et donc la bad girl à abattre.

La trame également reprend dans les grandes lignes celle du jeu ONECHANBARA BIKINI SQUAD, on pense donc lors des 5 premières minutes que ce reboot sera plus fidèle et donc plus jubilatoire que le premier film.
Faux et fin de l'énumération des qualités du film!


Les nouvelles interprètes des héroïnes ont certes les mensurations adéquates et le physique de leur équivalent de pixels, mais bon sang qu'elle sont mauvaises actrices!
Aya, qui dans le précédent film était admirablement jouée par Eri Otoguro est ici interprétée par la surpoumonnée Chika Arakawa mais manque cruellement de charisme et s'avère vraiment mauvaise dans son jeu, se contentant de grimacer pour signifier la colère par exemple.

Les interprètes de Saki et de Reiko ne sont pas mieux loties puisqu'elles ont bien du mal à aligner leurs répliques respectives sans sur-jouer à outrance et de plus semblent ne pas trop savoir comment se tenir face à une caméra.


Le personnage de Reiko est à ce titre un mystère complet dans ce film puisqu'elle apparaît et disparaît aussitôt et ce sans raisons réelles et comble du comble, alors que ce reboot semblait corriger l'erreur du précédent film de faire d'Aya et Saki des rivales, voilà que soudainement et sous des prétextes ridicules cela se produit de nouveau ici!

Adios la fidélité affichée au début et ce en moins de quinze minutes! Et on est (malheureusement) qu'au début de ce désastre total!

Une des choses les plus hallucinantes concerne les combats qui étaient réussis et particulièrement bien chorégraphiés dans le premier opus, ici réduit à leur plus simple expression et qui balancent aux chiottes les fameux coups spéciaux d'Aya qui en faisait tout l'intérêt au profit d'effet de projections de sang numériques à deux balles sur l'écran qui sont marrants deux secondes mais deviennent atroces à supporter car systématiquement utilisés et franchement graphiquement gênants pour pas dire -excusez moi de l'expression- vraiment chiants et de mauvais goût!


La mise en scène est tout bonnement inexistante, les combats se contentent de montrer les protagonistes gesticuler dans tous les sens sans cohérence visuelles réelles, les décors déjà un peu nazes dans le premier film sont ici totalement pourris, les zombies ressemblent à tout sauf à des zombies, l'histoire est proprement sans intérêt, même si elle tente de faire le lien avec le jeu en exploitant le mode berserk de l'héroïne et introduit un nouveau personnage masculin pseudo romantique et héroïque à baffer et la musique est proprement insupportable et vous laissera une atroce migraine!!!

Le combat final atteint des sommets de bêtises que ce soit visuellement, narrativement ou au niveau des interprétations totalement affligeantes... On hallucine et on supplie que tout cela s'arrête, et vite!

Non, rien à en tirer, le film dure 1h20 et on a l'impression qu'il dure 4h00 tellement c'est atroce et pénible à regarder... J'ai bataillé pour ne pas m'endormir à maintes reprises et pourtant il n'était même pas 19h lorsque je l'ai vu... Au bout d'un moment la projection devient même une véritable torture mentale et visuelle qui éprouve la tolérance des plus courageux cinéphiles comme moi pourtant habitué au Z les plus calamiteux... Et ce n'est pas l'opulente et remuante poitrine de Chika Arakawa qui y changera quoi que se soit!

NOTE GLOBAL : 03/20


Luke Iron Mars

ONEECHANBARA THE MOVIE aka CHANBARA BEAUTY de YÔHEI FUKUDA (2008)



ONEECHANBARA THE MOVIE aka CHANBARA BEAUTY de YÔHEI FUKUDA (2008)

Dans un  monde envahi par les morts vivants, la belle Aya, experte en extermination de zombies et accompagnée de son partenaire Katsuji, parcourt les terres dévastées à la recherche de sa sœur Saki, responsable de la mort de leur père.
Elle va en route faire la rencontre de Reiko elle-même en quête de vengeance personnelle qui va lui dévoiler que Saki travaille aux services du docteur Sugita, l'homme responsable de l'épidémie à l'origine des zombies qui a conduit l'Humanité à sa destruction.
Elles vont s'allier afin d'assouvir leurs vengeances respectives et pour mettre un terme aux agissements du docteur Sugita et de son armée de morts...


Mais qu'est-ce donc encore vous-dites-vous que ce film??? Comment ça? Vous connaissez pas ONEECHANBARA? Vous ne savez pas qu'il s'agit de l'adaptation d'un jeu vidéo non plus? C'est normal, n'ayez crainte c'est tout à votre honneur, car ONEECHANBARA est surtout connu de ceux qui s'aventurent là où même certains core geek n'osent pas, au-delà des frontières du raisonnable et du bon sens!

Il s'agit à la base de l'adaptation d'une saga vidéoludique donc, plus connue chez nous via l'épisode du nom de ONECHANBARA BIKINI SQUAD et sortie de manière totalement confidentielle du fait de sa qualité pour le moins négligeable. Pour résumer le jeu, disons que tout est dans le titre ou quasiment, à savoir des jolies filles souvent en bikini, de l'action frénétique, de l'ultra-violence et des zombies.


OH, je vous vois venir et commencer à baver en vous disant que tout cela est fort intéressant, mais il faut savoir que techniquement les jeux sont particulièrement mauvais, offrent un gameplay rigide insupportable et affichent des graphismes à la ramasse pas franchement engageants compte tenu des standards de qualité des productions actuelles.

C'est dans la catégorie Z des jeux que figure cette saga, ceci expliquant pourquoi nombre d'entre vous n'en avez jamais entendu parler, mais allez savoir pourquoi, votre serviteur, à savoir moi-même, en suis très fan pour ne pas dire accro, pour ne pas dire un expert! Ben oui, il faut bien que quelqu'un s'y colle non???

Bref, le jeu vous permet de diriger plusieurs charmantes héroïnes aux mensurations anatomiques exceptionnelles et de massacrer des hordes de morts vivants dans des décors sommaires avec pour seul but le défoulement total et un maximum de fun immédiat.
Pour autant, il faut vraiment en vouloir pour y jouer... et pourtant, je dois avouer que pour ma part j'y ai passé des heures et des heures et ce, avec passion. C'est dire si l'annonce d'un film mettant en scène mes héroïnes m'a immédiatement interpellé!


Après nous avoir sommairement expliqué les raisons de l'invasion des zombies dans notre quotidien, ONNEECHANBARA enchaîne illico presto sur une séquence d'action frénétique montrant la belle Aya, héroïne principale des jeux, défourailler une cinquantaine de morts vivants au sabre dans un déferlement de violence et de gore!

Le connaisseur se retrouve donc agréablement surpris de voir que le côté expéditif de la saga semble avoir été retenu pour notre plus grand bonheur d'autant plus que malgré l'économie des moyens, tout rappelle fidèlement la saga vidéoludique dans ses moindres détails, aussi gratuit que cela puisse paraître.

La belle Eri Otoguro s'avère immédiatement crédible en Aya sans parler de ses courbes affolantes au possible, réplique de chair et de sang parfaitement identique à sa version de pixels.
S'en est troublant surtout que la tenue issue du jeu qu'elle arbore-un bikini en cuir, un boa en plume autours du cou et un chapeau de cowboy- n'est pas aisé à porter avec crédibilité...et pourtant cela fonctionne, et elle devient immédiatement l'incarnation rêvée de tous les fanatiques du jeu.


Les combats sont également une transposition parfaite de la version jeu, avec tous les excès liés et qui font l'intérêt de la saga, Aya décimant 10 zombies en un coup d'épée, faisant des bonds et des vrilles qui défient les lois de la gravité et ô joie utilisant dès cette intro fracassante tous ses coups spéciaux impressionnants et respectant en tous points ceux qu'elle utilise dans les jeux!

On jubile et alors qu'on croit totalement rêver et fantasmer tellement tout cela pouvais paraître improbable sur le papier, Reiko, autre héroïne motorisée toute de cuir vêtue du jeu, débarque flingue au poing et vient finir de convaincre le core fan que cette adaptation va donner dans le plaisir total et décomplexé sans retenue!

C'est malheureusement après ce début prometteur que les choses vont un peu commencer à se poser, et que l'on va commencer à voir les problèmes arriver.


Aya est flanquée d'un sidekick rondouillard, Katsuji, absent des jeux qui est là pour nous informer des événements en cour et mettre un peu la mise en place de la trame principale qui tourne autours d'un docteur totalement barré, responsable du virus.

L'histoire emprunte allégrement des éléments à la saga des RESIDENT EVIL en introduisant un laboratoire incriminé et des zombies modifiés de plus en plus résistants, résultant d'expériences pratiquées par ce chercheur fou qui contrôle cette horde sans cesse grandissante.

Si le personnage de sidekick Katsuji en soit n'est pas mauvais et plutôt bien interprété, il ralentit considérablement le rythme du film en intervenant continuellement à la place d'Aya qui est elle quasi muette...
Oui, c'est là un autre élément casse-pied du métrage, Aya contrairement aux jeux est ici taciturne, tire une tronche pas possible et est plongée dans un mutisme total, rongée par la vengeance car sa sœur Saki serait responsable de la mort violente de leur père... Et là ça coince, car voyez-vous dans les jeux, les deux sœurs se battent côte à côte alors qu'ici elles sont ennemies!


Cette trahison semble là uniquement pour faire intervenir des éléments dramatiques totalement inutiles et s'enfonce dans une lenteur narrative supplémentaire en introduisant d'autres histoires censées être émouvantes concernant le passé de Reiko et le fameux sidekick mais qui ne fonctionnent jamais vraiment finissant par donner dans le larmoyant excessif et ennuyant.

Tout cela déconcerte car ce n'est bien évidemment pas ce que l'on est venu chercher, avouons-le, et on se demande pourquoi le scénario s'encombre de tout ça... Mais ce n'est pas le pire, les zombies étant également une source de mauvais goût permanent.

Les morts vivants maquillés sommairement sont proprement ridicules, gigotent comme des épileptiques en crise et se comportent tels des humains bien vivants dans leurs mouvements et leur démarche en criant, sautant, courant et j'en passe. L'une des séquences nous montre même une armée de zombies vêtus de K-Way! Oui, vous avez bien lu, des K-way kakis encapuchonnés et de toute évidence totalement affreux!

On y croit jamais et on tape là dans du Z avéré qui se prend trop au sérieux et c'est dommage car certaines mises en situation plutôt bien pensées au départ tournent au ridicule complet au final.


Les personnages évoluent de plus dans des décors représentatifs du manque de moyens de la production et qui renforcent ce côté nanaresque frustrant fait d'entrepôts, de ruines et de déchets empilés.
Dommage, car franchement le reste est de bonne facture, surtout les phases d'action franchement jouissives et les sfx liés qui pour ce type de production tiennent la route et sont culottés même tant ils respectent bien l'univers des jeux avec tout ce que cela implique.

Finalement le problème du film est de vouloir jouer dans la cour des grands en se prenant au sérieux en tentant de faire intervenir des éléments dramatiques superflus alors que la série de jeu, elle, choisissait l'exact inverse justement, de se focaliser uniquement sur le plaisir immédiat résultant de l'action frénétique excessivement gore et sexy, mais jubilatoire.

Mais le film reste fortement agréable et même jouissif en se qui concerne les scènes d'action qui retranscrivent fidèlement la fureur du jeu. Honnêtement interprété, plutôt bien réalisé pour ce type de production et malgré des longueurs très divertissant, ONEECHANBARA THE MOVIE s'avère être une bonne retranscription de sa version jeu vidéo, et ça c'est déjà pas si mal!

NOTE GLOBALE : 11/20


Luke Iron Mars

samedi 20 août 2011

DEAD BLOCK (PS3, XBOX 360, P.C)


DEAD BLOCK (PS3, XBOX 360, P.C)

ZOMBIES ZOMBIES ZOMBIES!!! Les morts vivants sont partout!!! Ils ont investi les grands écrans, les séries télés, les bds et les jeux vidéos n'échappent pas à cette mode!

DEAD BLOCK du studio Candygun games exploite donc ce filon en nous mettant dans la peau de trois survivants qui vont devoir tout faire pour éviter de finir en casse croute pour ces créatures en putréfactions oh combien décidées de vous croquer tout cru.Le jeu exploite et combine en théorie deux genre,le beat them' all et le tower defense...mais il est en pratique bien plus subtil qu'il n'y parait...

Vous commencerez chaque niveau dans un décors en huit clos tel qu'une humble maison,une école ou un fast food que vous allez devoir défendre sans possibilité de sortir afin de remplir divers objectifs pour finir le stage.
Pour ce faire on vous donne la capacité de construire des barricades à l'aide de votre marteau et de divers matériaux que vous récolterez en brisant tout ce qui vous tombe sous la main que se soit commode, lit, étagère, machine à laver, chacun de ces meubles vous donneront des matériaux différents.

Portes, fenêtres et autres passages devront être occultés afin de ralentir la horde sans cesse grandissante des zombies qui inlassablement tenteront de vous bouffer ! C'est là où le jeu devient subtil...si dans un premier temps on évolue assez facilement dans la bâtisse, cela devient vite difficile et mortel lorsque la horde des morts vivants s'entasse dans chaque recoin submergeant les pièces et vous encerclant...on retrouve alors les sensations d'un survival dans ces conditions et le stress prend souvent le dessus comme dans un bon vieux "Resident evil"!


C'est là le comble de ce jeu de prime abord drôle et défoulant...il parvient à nous procurer les sensations d'un survival retro avec tout ce que cela implique en vous mettant dans des états de panique qu'on attribue généralement à des titres plus sérieux!

Le fait est que l'erreur du gamer de base sera de foncer dans le tas,en jouant la carte du beat them' all mais cette technique ne fonctionnera pas longtemps puisque les zombies sont particulièrement résistants à vos attaques physiques sans oublier que vous à contrario ne supporterez pas plus de quelques coups avant de passer l'arme à gauche!

Il est donc nécessaire de jouer la stratégie en encloisonnant les ennemies et en se frayant un chemin vers les objets les plus utiles afin de surmonter les assauts.


Les trois personnages possèdent egalement des compétences propres, et dans certains niveaux vous pourrez switcher de l'un à l'autre et ainsi utiliser à bon escient chacune des particularités des protagonistes.
Mike,ouvrier baraqué a la possibilité de construire par exemple des fortifications plus vite et plus résistantes, tandis que Foxy elle sera plus efficace en combat rapproché.

Chacune de ces compétences peuvent d'ailleurs être upgradé et devenir mortel contre la menace zombie! il vous faudra batailler donc pour trouver divers objet qui vous permettront de...jouer de la guitare et de faire danser les zombies!!!
Oui,on est dans le délire totale mais cela semble être la solution pour les éradiquer : le bon vieux rock'n'roll! Vous devrez d'ailleurs jouer à un mini jeu assez sommaire façon guitar hero pour faire péter le gros son YEAH!


Vous aurez la possibilité de jouer en coop jusqu'a 4 joueurs en local...c'est là le gros défaut du jeu : il ne possède pas de jeu multi en ligne! cela est tout simplement aberrant dans la mesure où il s'y prête totalement et on imagine le délire que cela aurait été...Dommage, vraiment,car le jeu passe à deux doigts de devenir une référence à cause de ça.

Pour le reste, la durée de vie est dans les normes de ce type de jeu, avec 10 niveaux et diverses médailles à décrocher en relevant des challenges et un replay value conséquent dans la mesure où chaque partie est totalement différente selon la méthode adopté.Un jeu qui défoule oui, mais qui à le mérite de remplir son cahier des charges au delà de ce que l'on attends de ce type de jeu.


Graphisme : 14/20 Dans la moyenne de ce que l'on attend de ce type de jeu avec un design amusant pour les zombies et des personnages attachant plutôt bien modélisés

Gameplay : 15/20 Rien de grave à signaler si ce n'est une gestion parfois difficile en situation de panique qui finalement ajoute au stress et contribue à l'aspect survie du jeu!

Durée de vie : 15/20 Le mode hard est réellement dur et les 10 niveaux constituent un terrain de jeu qui vous occuperont sans parler des médailles à décrocher par niveau

Bande son : 8/20 Sympathique au début, elle devient vite répétitive et casse pied!le point faible du jeu

Note global : 14/20 DEAD BLOK est un tower défense sympathique avec de faux air de beat them'all qui remplit au delà des espérances sa fonction de défouloir et qui provoque des sensations qu'on avait plus ressenti depuis les survivals old school.Le fait qu'il n'y ai pas de mode multi en ligne est une aberration totale!Dommage...

Luke Iron Mars